mercredi 31 juillet 2013

Bonifacio Pili Pili (en français)



           Bonifacio Pili Pili 
           (Oscar Saenz Omar)
(Monologue d'après les méfaits du tabac d'Anton Chekhov)


(Entrant en criant dans la salle par la porte principale Bonifacio fait son entrée ahurit avec tous ses bagages directement de l’aéroport.......)

Excusez-moi pour le retard, excusez-moi, petit problème, petit retard, petit avion, petit terroriste, et BOUMMM petite explosion ! Mais ne vous inquiétez pas, je suis là, sain et sauf content d’être là parmi vous !

(S' installe sur le plateau de la salle du théâtre devant un oratoire)
Bonjour à tous je me présente, je suis le Docteur Bonifacio Pili-Pili et j'arrive directement de mon pays invité spécialement par votre association qui lutte contre l’addiction, l'alcoolisme, les tranquillisants, la dépression, etc. etc. mais aujourd’hui nous allons nous concentrer sur le danger que peut être le tabac. Je suis très content parce que ça m'offre l’opportunité de connaître votre pays, (confidentiel au public) et surtout je vais me reposer de ma femme, parce que c'est elle la responsable de mes problèmes, elle m'a poussé à faire mes premiers pas en politique.
Ahhh ma femme, je l’appelle « La Chata » ça veut dire « la naine » parce qu'elle fait un mètre 46 à tout casser, talons aiguilles compris, en fait j'ai une famille là-bas ha mais oui ! Trois filles et un garçon, lui il s'appelle comme moi, Bonifacio n'est-ce pas un beau et merveilleux prénom ? Ils sont adorables, nous vivons à Chiriquiquiqui, un très joli pays, avec ses lacs, ses montagnes,...Un pays vraiment super...Il a aussi ses......( quelqu’un lui rappelle la conférence) Ah oui..excuse-moi la conférence, ne sortons pas du thème messieurs, mesdames, le tabac.........Le tabac est très dangereux parce qu'il contient..... De la NICOTINE ! (Il dit cela comme ci c’était la nouvelle du siècle) C'est comme ça messieurs, Dames surprenant Non !........continuons..Il y a sur le marché deux sortes de tabac : le brun et le blond..... Ah le blond …....ou la blonde ( avec les yeux pétillants et sur un ton confidentiel et de complicité avec le public) Ahhhh les blondes sachez que j'ai une certaine faiblesse pour les blondes, mais pour les vrais blondes avec leurs cheveux de la couleur du blé et du soleil de midi en plein été, vraiment c'est un régal pour les yeux Ahhhh comme j’aimerais bien connaître la côte d'azur (rêveur il se déplace sur la scène comme s'il était sur la plage) et voir des blondes par-ci et des blondes par-là, voir le soleil qui bronze leur peau....Ahhh quel délice...des petits culs par-ci, des petits culs par-là....je m'imagine être le seul garçon sur la plage, que toutes les femmes s'approchent de moi et me susurrent à l'oreille d'un ton sensuel et confidentiel :....Je vous aime....Voulez-vous coucher avec moi ce soir...mmm ouille.....
Ça c'est la vie ! Je répondrais je ne sais pas..... je ne sais pas, je ne peux pas choisir pour le moment, imaginez quel embarras....Bien ! Fais la queue comme tout le monde !

Alors je me sens le Don Juan d’Amérique latine, je me sens le chouchou de toutes ces dames , cent, trois-cent-mille. Un million qui attendent !!!
Je leurs dis, à moi femmes ! Femmes je vous aime ! Femmes à moi ! Des blanches, des métisses, des rousses, des rouges, des vertes, des mures et des pas mures, des pourries ou des jaunes.TOUTES A MOIIIII !!!!

(hors de lui il fait comme si quelqu'un de l'assistance rappelle son attention, Bonifacio revient à lui perturbé)

Ah oui...Ah oui, le tabac comme je vous le disais mesdames, messieurs la cigarette est dangereuse pour la santé, ici en France selon la loi du neuf Juillet 1976 ........( pour lui même) Soixante seize.... soixante seize..... soixante seize, ça me rappelle quelque chose cette date, cette date.....(se souvenant)Ah oui ! (mystérieux), me croyiez-vous si je vous dis que je me suis présenté aux élections de mon pays, juste cette année là ?.....Je ne mens pas messieurs je ne mens pas.
..J'avais préparé mon discours avec cette voix forte et merveilleuse qui me caractérise....J'avais commencé comme ceci :

Mesdames, Messieurs, Peuple...Mon Peuple !
Je me présente à ces élections parce que je suis conscient de mon devoir de bon citoyen, je me présente comme le seul, l'unique qui puisse faire opposition à l'opposition, soyons réellement francs, et dites moi : Que vous promettent les autres candidats ? Ce sont des promesses de la facilité, des téléviseurs, des frigidaires...Maintenant je me pose la question et je vous la pose aussi : Pourquoi tout ça ?..... Pourquoi faire un téléviseur ? Pour voir tous les jours des publicités, des articles commerciaux que nous ne pouvons pas acheter pour leur prix élevé et pour regarder des télé-réalités ou les femmes n'ont rien d'autre à faire que de montrer leurs culs. Je vous demande pourquoi mesdames un frigidaire ? Avec le salaire que nous gagnons, nous ne pouvons pas le remplir, et en plus nous ne pouvons payer les mensualités . Non !
Je vous dis Non ! Soyons réalistes, je vous offre le plus simple et le plus nécessaire, je vous offre de la nourriture, autant pour le corps que pour l'âme..........Je vous offre mon cher peuple.....Des écoles ! Oui des écoles pour sortir de votre ignorance ! Oui, des écoles, une école dans chaque ville, une école dans chaque quartier, une école dans chaque caserne, une école dans chaque coin, une école dans chaque maison, une école dans chaque........École !!!......(silencieux en attendant les applaudissements, parle au public) Quand je finis de dire ça les gens émus commencent à crier Bonifacio, Bonifacio Député ! Je les remercie et les larmes aux yeux, je serre les mains,j'embrasse les enfants qui m' offrent des millions de fleurs......je suis vraiment ému, merci peuple, merci mon peuple (Silence)......
Bientôt je me vois élu député, puis, premier ministre, le pays m’acclame, j'entre à l’assemblée entre les applaudissements et les acclamations ;
Vive Bonifacio ! Vive Bonifacio !.......puis, un journaliste me demande la parole, je lui la donne, à ce moment un silence absolu se fait dans la salle....Il me demande sans préambule : Monsieur le Ministre maintenant que vous êtes Premier ministre quand et comment allez-vous commencer votre programme promis pendant la campagne électorale ? En le regardant les yeux dans les yeux je lui réponds : QU'EST-CE QUE CA PEUT VOUS FAIRE ! Qui est le Premier ministre vous ou moi ? Il accepte ma sage réponse et se tait, je commence à me sentir grand et puissant.
Un autre, sûrement d'un journal de l'opposition (confidentiel au public) prend la parole,....Ministre, je lui réponds en colère, appelez-moi Monsieur le Premier Ministre ! Quel manque de respect quel écrasement de la raison !
Lui, sûr d'avoir commis une grande faute demande pardon et continue ;
Monsieur le Premier ministre dans votre discours avant les élections vous avez promis une vie meilleure, que pensez vous faire pour réaliser la promesse que vous avez faite au peuple ? Je réponds euphorique devant l'impertinence de cette question :
QUEL PEUPLE !, quel peuple, je n'ai rien promis. Et en tout cas, je suis le peuple, je suis le pays, je suis le pouvoir, il n'y a rien ni personne qui pourra s'opposer.........L'autre voulait répondre.....mais monsieur....Quoi mais, Quoi mais....Taisez-vous ! Je vous retire la parole, votre question est une provocation, vous êtes un terroriste, vous êtes un agent envoyé par un pays étranger, espion, espion........Police à moi, police à moi ! Emmenez-le, torturez-le jusqu'à ce qu'il parle ; Il faut nettoyer notre pays de ces parasites qui le pourrissent !
La salle commence à chauffer, je fais taire tout le monde, il se fait un silence total, timidement quelqu'un me demande la parole......Comme je suis un homme honnête et impartial je lui la prête il me dit....Mon excellence, tout puissant premier ministre......Ça me plaît, il me reconnaît à ma juste valeur.....continuez, continuez gentil homme....Sur la fondation des nouvelles écoles.......Qui a parlé des écoles, Qui ! Pourquoi des écoles ? Pour que les indiens apprennent à lire et à écrire pour se soulever contre nous, non, non, non et non ! Nous ne pouvons pas dépenser de l'argent pour les écoles nous devons économiser pour pouvoir défendre notre pays des futures attaques des pays étrangers et pourquoi ne pas dire, pour mieux armer notre police anti-guerrilléros.
Oui messieurs nous avons besoin d'une caserne dans chaque ville, une caserne dans chaque quartier, une caserne dans chaque école, une caserne dans chaque coin, une caserne dans chaque maison, une caserne dans chaque.....Caserne !
L’assemblée devant l’éloquence de mon discours, se lève et m'applaudit, jusqu'à l'opposition qui me faisait opposition, ne s’oppose plus ! C'est la gloire, le sommet de ma carrière politique, de nouveau je prépare ma campagne électorale, discours, visites aux marchés, dans les hôpitaux là où j'ai embrassé les infirmières...miam miam, imaginez : J'AI MEME EMBRASSE LES MALADES !!! Tout ça avec une seule raison.....me présenter aux élections présidentielles, et je l'ai fait ;
J’étais sûr de gagner, mais juste, juste un jour avant les élections.........
COUP D 'ETAT MERDE !!! Les militaires ont pris le pouvoir et vu ma grande capacité d'orateur, m’envoyèrent faire des conférences dans le monde entier, c'est pour ça que je suis ici, pour faire une conférence sur......( il commence à ramasser toutes les notes tombées par terre, ne trouvant plus dans sa tête le titre de sa conférence, désespéré il allume une cigarette qu'il aspire profondément) je ne me souviens plus du sujet, c'était...
( il regarde la cigarette qu'il tient à la main, sent que tout le public le regarde, et il la jette nerveusement).
Ah oui,.... comme je vous le disais il y a quelques instants....Je suis ici pour parler des méfaits du tabac.(rideau ou noir).
                                                                  Rennes 1989 et 2013.


lundi 29 juillet 2013

Bonifacio Pili-Pili




Bonifacio Pili-Pili
(Oscar Saenz Omar)
Inspirado del monologo de Anton Chekhov
« Los perjuicios del tabaco »

(Entrando gritando en la salle por la puerta principal, Bonifacio entra asustado y alborotado con todas sus maletas directamente del aeropuerto.......)
Disculpenme por el retraso, mil disculpas, pequeño problema de demora, problemita de avion, problemita de terroristas y BUMMM problemita de explosion, pero no se inquieten ya estoy aqui, y como ustedes ven, sano y salvo.
(Se instala en el escenario de la sala de teatro delante de un oratorio)

Buenos dias a todos, yo me presento, soy el Doctor Bonifacio Pili-Pili y llego directamente de mi pais, invitado especialmente por vuestra asociacion, esta que lucha contra la adiccion, al alcoholismo, los tranquilizantes, la depresion y otros, podriamos tocar todos estos importantes problemas, pero hoy dia nosotros vamos a concentrarnos sobre los perjuicios que puede ocasionar el tabaco. Yo estoy muy contento porque esta invitacion me brinda la oportunidad de conocer vuestro pais, (confidencial al publico) y sobre todo porque me reposo de mi mujer, responsable directa de lo que me paso, (bajando la voz) luego les contaré. Ahhh mi mujer, yo la llamo « Mi chata del Titicaca », porqué chata ? Porque mide un metro 46....(burlandose, complice con el publico).....Con talon agujas, y porque del Titicaca ? Porque ella es Boliviana....
En resumen tengo mi familia alla: Tres hijas y un varon, el se llama como yo, Bonifacio, no créen que es un lindo y maravilloso nombre ?..... Mis hijos son adorables, nosotros vivimos en Chiriquiquiqui, un lindo pais, con sus lagos, sus montañas...Un pais realmente hermoso...tenemos tambien los......(hace como si alguien le hace acordar la conferencia)
Ah si....Disculpenme la conferencia, no salgamos del tema señores y señoras ;
Ah el tabaco.........eL tabaco es muy peligroso porque contiene de la
Nicotina ! (dice eso como si fuera la noticia del siglo) Asi es señores,
es increible !....Continuemos, existe en el comercio, dos clases de tabaco : El negro y el rubio......o la rubia (con los ojos coquetos y con un tono confidencial y de complicidad con el publico)
Ahhhh las rubias, sepan ustedes que yo tengo una gran preferencia por las rubias, atencion, las verdaderas rubias, y no las rubias teñidas al pomo, yo me las imagino tendidas con sus cabellos color del trigo al sol del medio dia, y en pleno verano, verdaderamente, un regalo para los ojos, Ahhhh como me gustaria mucho conocer la costa azul (soñador se desplaza en la escene como si el estuviera en la playa) y mirar las rubias por aqui y las rubias por alla, ver como el Sol broncea su piel aterciopelada, sus curvas
....y sus culitos..Ahhh que delicia...culitos por aqui, culitos por alla....
Yo me imagino ser el unico muchacho en la playa, y que se acercan de mi las mujeres que me susurran a la oreja de un tono sensual y confidencial : Lo amo....Voulez-vous coucher avec moi c'est soir...mmm ayayay....quiere decir querido publico, que me ama, y que quiere acostarse conmigo esta noche.
Eso es la vida ! Yo responderia, mmm yo no sé.....no sé, no puedo elegir en este momento, imaginense como me sentiria, yo les diria : Hagan la cola como todo el mundo !
Me hace bien, me excita, y me siento el Don Juan de la America Laitina, el latins lovers, el picaflor de los andes, el engreido de todas esas damas, cien, tres cientos mil, Un million que esperan !!! Yo les digo : Vengan todas a mi ! Yo las amo ! Mujeres a mi ! Blancas, morenas, negras, rojas y pelirojas, verdes, maduras, podridas o amarillas. TODASSS A MIIII !!!!

(fuera de si, hace como si alguien de la asistencia atrayera su atencion, Bonifacio vuelve a la realidad perturbado)

Ah si...si, el tabaco como yo les decia señores y señoras el cigarrillo es peligroso por la salud, aqui en Francia, segun la ley de Julio 1979 ........(ensayando de acordarse) Setenta y nueve.... setenta y nueve..... setenta y nueve... algo me dice, yo me acuerdo de algo...esa fecha me dice algo.....esa fecha...(acordandose y misterioso) Ah si ! me créerian ustedes si yo les dijera que yo me presenté a las elecciones de mi pais, (seco y en colera) Obligado por « mi Chata » justo en ese año ?.....Yo no miento señores...no miento,
..Yo habia preparado mi discurso con esta voz fuerte e increible que me caracteriza : Yo habia comenzado mas o menos de esta manera :

(En este momento cambia toda la actitud de Bonifacio, solemne)

Señores y señoras, pueblo.....Mi pueblo  ! Chiriquiquiqui, Despiertate !!!
Ya estoy aqui, y no te duermas ! Yo, Bonifacio Pili-Pili me presento a estas elecciones porque soy conciente de mi deber de buen ciudadano, yo me presento como el unico que pueda hacer oposicion a la oposicion !
(gesticulando pide apausos)
Seamos francos y realistas, diganme : Que les han prometido los otros candidatos ? Para ellos pareciera que todo fuera facil, yo escuche por ahi decir que prometen Televisores, refrigeradoras, yo me hago « la » pregunta y a ustedes tambien se las hago ? Para que todo esto ?..... Para que un televisor ? Para ver todos los dias las publicidades de articulos que nosotros no podemos comprar porque son caros ! Yo les pregunto señoras para que una refrigeradora ? Si con el salario que nos pagan, nosotros no podemos llenarlo, y encima nos endeudamos, y no nos alcanza para poder pagar las mensualidades de la refrigeradora, NO !
Yo digo No ! Despertemonos ! Yo les prometo lo mas simple y lo mas necesario, yo les ofresco el alimento para el cuerpo como para el alma..........Yo te ofresco a ti, querido pueblo que me escucha !
Escuelas ! Si !, escuelas para salir de nuestra ignorancia. Si ! Escuelas ! Una escuela en cada ciudad, una escuela en cada barrio, una escuela en cada caserna, una escuela en cada esquina,una escuela en cada casa, una escuela en cada........Escuela ! ......(silencioso esperando los aplausos continua de hablar al publico) Cuando yo termino, la gente emocionada comienza a gritar, Bonifacio, Bonifacio Diputado ! Yo les doy gracias con lagrimas en los ojos, tiendo mi mano, yo beso a los niños que me ofrecen millones de flores, yo, realmente emocionado en lo mas profundo de mi alma, agradesco , gracias pueblo, gracias (Silencio)......Pronto me veo elegido diputado, despues, primer ministro, el pais me aclama, yo hago mi entrada a la asamblea entre los aplausos y los vivas,
Viva Bonifacio ! Viva Bonifacio !.......despues, un periodista me pide la palabra, yo se la doy, en ese momento un silencio absoluto se hace en la sala....El me pregunta directamente : Señor Ministro, ahora que usted viene de ser elegido, como y cuando usted va a comenzar el programa que ha prometido durante la campaña electoral ? Mirandolo en los ojos yo le respondo : ES QUE YO HE PROMETIDO ALGO ? Quien es el primer ministro, usted o yo ? Quien le ha dado permiso para hacerme esas preguntas insolentes ?!!! El me mira asustado y se calla, yo comienzo a sentirme grande y poderoso.
(confidentiel au public) Otro, seguramente de la oposicion toma la palabra ….....Ministro...Yo lo corto y le respondo en colera, llameme Señor el primer ministro, que falta de respeto que atropello a la razon ! El seguro de haber cometido una tremendo error, pide perdon y continua : En vuestro discurso durante la campaña usted habia hablado de una amejoracion de la vida cotidiana. Cuando piensa poder comenzar a realizar las promesas que usted a hecho al pueblo ?

Yo respondo furibundo delante la impertinencia de la cuestion, QUE PUEBLO ! Yo no he prometido nada, y en todo caso, Yo soy el pueblo !
Yo soy el pais ! Yo soy el poder ! No hay nada ni nadie que podra contradecirme !! El periodista queria responderme: Pero señor.....es una .. Callese ! Yo le retiro la palabra ! Su pregunta es una provocacion ! Usted es un terrorista, usted es un agente especial enviado por un pais extranjero. Espion ! Espion.......Policia ! Policia, vengan ! Socorro ! Llevenselo y torturenlo hasta que hable ;
Es necesario de limpiar nuestro pais de estos parasitos que lo pudren !
La sala comienza a calentarse, yo hago callar a todo el mundo, se hace un silencio total, timidamente alguien me pide la palabra yo como soy un hombre honesto e imparcial se la doy, El se dirige a mi diciendome :
Su excelencia y todo poderoso, señor primer ministro.....
Me gusta, el me aprecia a mi justo valor.....continue, continue, gentil periodista,....Señor......sobre la construccion de nuevas escuelas.....
Quien a hablado de escuelas ? Quien ! Y para que escuelas ? Para que los indios aprendan a léer y a escribir para sublevarse contra nosotros no, no, no, y No ! Nosotros no podemos gastar el dinero en escuelas, nosotros debemos investir para comprar armas para proteger nuestro pais de futuros ataques de paises extranjeros, y porque no decirlo para armar mejor nuestra policia anti-terrorista !
Si señores ! Nosotros tenemos la necesidad de tener un cuartel en cada ciudad, un cuartel en cada barrio, un cuartel en cada escuela, un cuartel en cada esquina, un cuartel en cada casa, un cuartel en cada....... Cuartel !

La asemblea delante la elocuencia de mi discurso, se levanta y me aplaude, hasta la oposicion que me hacia oposicion, no se opone mas ! Es la gloria, la cima de mi carrera politica.
De nuevo yo preparo mi campaña electoral, discursos, visitas a los mercados, a las escuelas, donde di besos a los niños, visitas a los hospitales, imaginense :
YO MISMO BESE Y ABRAZE HASTA LOS ENFERMOS ! Todo esto con una sola y unica razon.......Presentarme a las elecciones presidenciales. Y yo lo hice, yo estaba seguro de ganar, pero justo, justo un dia antes de las elecciones, GOLPE DE ESTADO MIERDA !
Los militares tomaron el poder, conociendo mi gran capacidad de orador y para desbarrasarse de mi, me enviaron a hacer conferencias en el mundo entero, y es por eso que yo estoy aqui......

( El comienza a recoger todas sus notas caidas al suelo, no encontrando en su cabeza el titulo de la conferencia, desesperado prende un cigarrillo y comienza a aspirar profundamente) Disculpenme no me recuerdo el titulo del sujeto que estamos tratando....cual era....
(el mira el cigarrillo que el tiene en la mano, siente que todo el publico lo mira, y lo bota nerviosamente)

Ah si,.... como yo les decia hace unos instantes....Yo estoy a qui para hablar de los perjuicios que puede causar el tabaco. (telon o negro)


Rennes 1989 y 2013.

lundi 22 juillet 2013

Fifi el fanfa, fana de la fufuna.


                                                                       F.F.F.F.
                      Fifi el fanfa, fana de la fufuna
                                  (Oscar Saenz Omar)

En una rutilante descapotable azul se paseaba
Fifi por las costas de las playas bretonas
fanfarroneando y ensayando de atrapar tiburonas,
de preferencia naturales, pero lo que encontraba
casi, por no decir siempre, eran escualas con buenos                                                                                                                                       parachoques, falsos traseros rencauchados, siempre se preguntaba el :
Falso o natural ? Votox o Intox ? Hombre o mujer ?
Cuando estas se le acercaban, era para mirar el carro,
pero es el que hinchaba el pecho y mostraba en el cuello su Tumi en oro, cero kilates, y su camiseta Adidas del Olympico de Marsella satisfecho,
el Real de Madrid no le gustaba pero se pavoneaba como si fuera un pavo real en su parada.
Ocultaba con sus Ray-Ban made in China sus ojos atrevidos y cochinos y mirando a las rubias al agua oxigenada, a las negras uv. A las morenas y grises, a todas, hasta las que tenian pelo rojo, sobre todo a las
bien aventajadas les lanzaba miradas atrevidas y de antojo, para eso mi amigo no era flojo, la camiseta del OM le costo un ojo de la cara, es por eso que ahora lo llaman el tuerto.No ! Eso, no es cierto, lo llaman Fifi, el fanfarron fanatico de la fufuna, pero mismo con ese sobrenombre no hizo fortuna.
Cuando vi sorprendido que una super morena con una
talla de avispa a Fifi se le acercaba, este nervioso
sacandose los lentes para mirarla mejor con las uñas
los vidrios de los lentes casi se los rayaba,
yo estaba lejos para oir lo que ella le conversaba, pero en cinco minutos a su lado se sentaba, pero justo cuando
este iba partir llego Pierrot diciendole :
Gracias Fifi por cuidarme el carro ! 
Fifi humillado bajo, y Pierrot al lado de la morena se sento y conduciendo su bolido se alejo.
Fifi por fanfarron como un boludo se quedo, sin ella, sin el bolido, y como solo consuelo, una botella.

                                                                     Rennes 22/07/2013.

lundi 8 juillet 2013

No supe leer en sus ojos


        
       
                          No supe leer en sus ojos
                                  (Oscar Saenz Omar)

Cuando escucho « The winner takes it all »
del grupo Abba, para mi es del sueco, no entiendo
ni papa de esta cancion, mismo cuando era joven
no la comprendia, las voces y la melodia triste,
me predisponia a la agonia, y sin saber porque,
esta me dolia, y cuando la escuchaba se me
cerraba la garganta tratando de concentrarme
para no ponerme a llorar, me enseñaron que los
hombres no debian ni ensayar, y el no desfogar
me hacia sentir como si yo me fuera a llorar en el
fondo de un pantanal para que nadie me escuche,
ni me lo puedan reprochar.
Esta tarde en la radio la entendi, y me senti mal,
me dije que mi vida no habia cambiado y que esta
seguia siendo igual, el gili-gili ese que me llevaba
siempre muy lejos de aqui, y muchos años atras,
tantos que ya no los cuento, de nuevo lo senti en mi,
muy adentro.

Cuando yo era joven, tambien lo sentia
y a esa epoca recien comenzaba a descubrir caminos
que no conocia, eran tiempos de chiquilladas y de palomilladas,
donde mi mayor ocupacion era el de no cuestionarme
por ese malestar, no servia de nada,
para que molestarme?
hacia todo lo posible por lo evitar,
y asi, yo nunca me lo llegaba a preguntar, 
no puedo decir hasta ahora, si el no hacerlo realmente
me condujo a algo, lo unico que sé, es que el tiempo 
no supo advertirme que si yo no hacia el intento 
de preguntarme y de hablar,
no iba tener la suerte de poder ganar.

Para que hacerlo, si yo no sabia ni como conversar,
ni jugar, ni mismo, como, y con quien bromear ;
El tiempo pudo haberme enseñado que yo deberia
ser mas desacomplejado para dialogar, y mas atento
para escuchar, mismo si el, no me queria conversar.
Preferi pensar que a el no le gustaba hablar,
y decirme que yo era timido y que apenas si lo podia mirar,
no sabiendo como hacer para llamar su atencion,
yo me inpacientaba para poder ver y saber si me queria,
esperando la respuesta con emocion.
Yo necesitaba saberlo, por mi, y luego escribir
sobre sus sentimientos, yo lo quise hacer con antojo,
pero este lo perdi porque no supe leer en sus ojos,
y los unicos recuerdos que se quedaron conmigo,
fueron los de sus enojos, yo que buscaba en su mirada
y en sus brazos el abrigo de un amigo.

                                        Rennes 08/07/2013.

jeudi 4 juillet 2013

El Doctor Locumba y yo

                                                        El Doctor Locumba y yo
                      (extracto de) « callejon sin salida »
                                   (Oscar Saenz Omar)

Siete u ocho años despues me encuentro tarde en la noche, o temprano en la madrugada en el mismo callejon oscuro, este que yo creia sin salida y que sin duda no me parecia seguro, yo me dije que nada lo es en esta vida y la salida, algun dia la encontraré, yo me dije, y porque no ir hablar con un psicologo ?
Pensandolo bien llegué a esta conclusion, te vas a quedar mas pobre que un greco, sin un dracma, y este va a ser el drama, vas a pagar y el psi ni siquiera te va a escuchar, va a quedarse impavido, y sin decir nada te va mirar con los ojos del profesional interpretando su rol, yo lo miraba, y yo comenzaba a delirar y lo veia pensando al mismo tiempo en el problema que tenia con su mujer, esa que de nuevo le habia pedido perdon, prometiendole de dejar de engañarlo y serle fiel, y de terminar con todo ese burdel.
Su amante era conocido y en el pueblo lo apodaban Pinguita loca Gonzales, era un exotico mulato panameño jefe en la oficina de su mujer, este mismo que fanfarroneaba y que acostumbraba a conquistar las jovenes gallinas solteras, primeras flores frescas de la primavera, y las viejas gallinas casadas en busca de relaciones locas, efemeras, y no estipuladas.
Decir que Gonzales era un rapaz, era un eufemismo, este a ella, cuando queria se la agarraba, y ella insaciablemente contenta, corria y cacareaba, estos bociferaban con sus gritos y gemidos de placer ancestrales tan fuerte, que se les escuchaba hasta en los proximos vecinos corrales.
Y un dia el huachiman piojoso los escucho, y al rapaz, envidioso lo miro,
y este comenzo a alucinar, y el corazon se le comenzo a acelerar, este veia a la mujer del psi que con « pinguita loca » retozaba, vestida de una desabotonada blusa blanca, y un pantalon azul, que a su cuerpo maravillosamente le ajustaba ;
Como fondo, las cataratas del Yguazu, y en el remanso de la cascada, flotaba en los aires la mujer, este deliraba y historias locas en su cabeza se contaba, y se la imaginaba como una diosa erotica de una carta postal sin igual, el viejo huachiman argentino, placidamente degustando su tiramisu, se extasiaba desnudandola libidinosamente con la mirada, y cuando dias despues este cruzaba al psi, maligno con un viejo artilugio extasiandose le lanzanba y le martillaba a la oreja pa' que lo tenga bien presente : Viste a tu lunareja pendeja  ?........y agregaba, un adagio popular diciendo que : «  gallina que come huevo aunque le quemen el pico »
y maquiavelico se iba sonriendo, tranquilo, contento como si le hubiesen pagado por la cizaña que habia sembrado ;
El psi, humillado y desorientado rogaba y le preguntaba a San Bito Corleone, el boca de llanta, santo protector de los cornudos, donde podria estar ella en este momento ; y se quejaba que ya estaba cansado que lo traten como un menos que nada, y que Gonzales se burlaba llamando por telefono a su casa, haciendose el chistoso como si nada pasara : Alo ! Alo Doctor Locumba ! Puedo hablar con su mujer ? no esta alli ? No, no es para bailar una cumbia, es por el trabajo, necesito de su presencia para que me haga un favor, No ! no puedo decirle, digale que tengo una urgencia ! Que indecencia de ese extranjero de llamar ! Esto se va a acabar ! Lentito el psi, comenzo a tener la ligera impresion que ese hombre estaba aprovechando de su paciencia y de la situacion, tranquilizado por los tranquilizantes que el mismo se habia recetado, sin precipitacion y analizando el problema se dijo estabilizado que ya habia llegado la hora de tomar la decision de llevar los pantalones y que esto, lo mas rapido posible tendria que haberlo solucionado.
Pero cuando su media naranja regresaba, esta languidosamente lo miraba, y quimbosa se volteaba, caminaba, y las nalgas balanceandolas las cerraba como si tuviera un frejolito en el culo haciendo cuidado para que no se le caiga, ella sabia bien, que mas las nalgas ajustaba, mas los hombres la miraban y la charmuta no se sonrojaba del placer que ella les daba ;
Y que hacia ? Nada ! No podia hacer nada este pobre hombre delante de un tal balance, babeando la miraba y de todo lo que le tenia que decir se olvidaba, este se derretia por ella como un helado chocolateado en una funderia ! Que hacer delante de la afronda de ese hombre y el cinismo de su mujer ? Ya era tiempo de asumir su falta de coraje y de afrontar un tal ultraje, esta vez se decidio a acabar con todo eso ! Salio y se dirigio.... a la iglesia, se arrodillo y esta vez rogo a San Soprano, el santo castrado, unico santo que habia cantado y especialista en pelotudos desinflados, le pidio que lo ayude a tener el coraje suficiente para botarla de su lado, pero todo esto fué en vano, decidamente era ella la que llevaba los pantalones, por el, ya no habia nada que hacer, este terminaba incansablemente remendando los rasgados calzones de su mujer.
Y el final es, que este hombre nunca tuvo el don, de poder salir de su infernal callejon.
Que lastima, que pena que me daba, el mismo no creia ni en el perdon ni en el arrepentimiento de su amada que poco le importaba, ya que ello no lo llevaba a nada, y como siempre, el seguia implorando y con los celos se quemaba, teniendo miedo de perderla, este la lloraba asiduamente en su almohada ; Pobre Locumba sus problemas los iba llevar hasta la tumba,
el debia estar aniquilado con ese sentimiento, creo que yo podria ayudarlo gratuitamente y sin mucho parlamento.

Esa fué la impresion que me dio mi alienada imaginacion, de el yo dudaba, pero sin querer yo me libraba, haciendolo como en el teatro, monologando sin parar yo continuaba, ya que a el, dejarme hablar le daba igual y no me reprimia, y yo, con la imaginacion debordante que tenia, no me callaba y seguia..............


                                                                 RENNES 04/07/2013.